Rejointoyage de façade : pourquoi et comment refaire les joints durablement

Refection des joints de façade

Une façade en briques peut sembler “saine” pendant des années, puis commencer à se dégrader sans signe spectaculaire : infiltration légère, traces d’humidité, effritement local, perte d’isolation, ou simple vieillissement visuel. Dans la majorité des cas, le point faible n’est pas la brique elle-même, mais le joint. C’est là que le rejointoyage de façade prend tout son sens : il s’agit de remettre la maçonnerie en état, de protéger le mur contre l’eau et le gel, et de redonner un aspect net et homogène à l’ensemble.

En bref:

  • Pourquoi refaire les joints de façade ?
  • Reconnaître les signes qu’un rejointoyage est nécessaire.
  • Types de joints : esthétique, résistance et comportement à l’eau.
  • Le joint de dilatation.
  • Comment se déroule un rejointoyage de façade.

Pourquoi refaire les joints de façade ?

Les joints jouent plusieurs rôles essentiels. Ils assurent l’étanchéité “de surface” en limitant la pénétration d’eau, absorbent une partie des micro-mouvements du bâtiment, et protègent les bords des briques qui, eux, n’aiment ni l’humidité persistante ni les cycles gel/dégel. Quand un joint devient poreux, fissuré ou friable, l’eau s’infiltre plus facilement. En Belgique, avec une météo humide et des périodes froides, cela peut accélérer l’usure : l’eau entre, gèle, se dilate, et fragilise progressivement le mortier… parfois jusqu’à provoquer des éclats de briques ou des taches d’humidité à l’intérieur.

Au-delà de la protection, la réfection des joints a aussi un vrai impact esthétique. Une façade aux joints noircis, creusés ou irréguliers donne une impression de bâtiment fatigué, même si la structure est saine. Un rejointoyage bien réalisé, avec une teinte et un profil adaptés, peut transformer l’apparence de la maison tout en améliorant sa longévité.

Reconnaître les signes qu’un rejointoyage est nécessaire

Sans entrer dans une checklist, retenez l’idée suivante : si le joint se creuse facilement au tournevis, s’effrite en poudre, présente des fissures continues ou laisse apparaître des “vides” entre briques, il a perdu sa fonction. Des traces blanches (efflorescences), des auréoles sombres, ou une façade qui reste humide longtemps après la pluie sont aussi des indices fréquents. Dans ces situations, “repeindre” ou “nettoyer” ne règle pas la cause : la solution durable, c’est bien la réfection des joints.

Types de joints : esthétique, résistance et comportement à l’eau

Le résultat final dépend beaucoup du type de joint (profil) et du mortier utilisé. Sur une façade en briques, on rencontre souvent :

  • Joint concave (arrondi) : compacté, il favorise l’écoulement de l’eau et protège bien les arêtes des briques.
  • Joint plein (affleurant) : bon choix s’il est bien serré et bien fini, mais peut marquer davantage les salissures selon l’exposition.
  • Joint brossé / légèrement “rustique” : rendu plus traditionnel, aspect plus texturé.
  • Joint tiré au fer : finition plus nette et régulière, souvent appréciée sur des façades contemporaines.

Le choix ne se résume pas au style : il influence aussi la manière dont l’eau ruisselle et dont la façade sèche. Un joint trop creusé peut retenir davantage l’humidité sur les arêtes de brique. À l’inverse, un joint correctement compacté et bien profilé protège mieux la maçonnerie. C’est pour cela qu’un rejointoyage “vite fait” peut décevoir : on voit parfois des joints jolis au premier mois, puis qui farinquent, se fissurent ou se tachent rapidement car la préparation ou la formulation n’étaient pas adaptées.

Et le joint de dilatation dans tout ça ?

Un point souvent sous-estimé concerne le joint de dilatation. Une façade n’est pas un bloc immobile : elle bouge légèrement avec les variations de température, l’humidité, et les contraintes structurelles. Les joints de dilatation sont des zones prévues pour absorber ces mouvements sans fissurer la maçonnerie. Lors d’une réfection de joints, il est essentiel de les identifier et de les traiter correctement : on ne les “remplit” pas comme un joint classique au mortier. En général, un joint de dilatation doit rester souple (avec un matériau et une mise en œuvre adaptés) pour continuer à jouer son rôle. Si on le rebouche rigidement, la façade peut fissurer ailleurs, et les problèmes d’infiltration reviennent.

Comment se déroule un rejointoyage de façade, étape par étape ?

Un rejointoyage durable commence par la dépose : on retire l’ancien mortier sur une profondeur suffisante, de façon régulière, sans abîmer les briques. Cette étape est déterminante, car un mortier neuf posé sur un support instable ou poussiéreux n’adhère pas correctement. Ensuite vient le nettoyage des joints ouverts (brossage, dépoussiérage, parfois rinçage), puis l’humidification si nécessaire pour éviter que la brique “pompe” l’eau du mortier trop vite.

La phase de rejointoiement consiste à garnir les joints avec un mortier adapté au support et dans la couleur souhaitée : la compatibilité est clé. Un mortier trop dur par rapport à la brique peut créer des tensions et favoriser des éclats ; un mortier trop faible se dégrade vite. La finition (profil du joint, lissage, brossage) se fait au bon moment de prise, ni trop tôt (risque d’arrachement), ni trop tard (joint mal fermé). Enfin, un nettoyage soigné de la façade évite les voiles de ciment et assure un rendu uniforme.

FAQ

Combien de temps dure un rejointoyage de façade ?

Sur une façade correctement préparée et avec un mortier adapté, on vise généralement une tenue sur le long terme (souvent plusieurs décennies). La durée réelle dépend surtout de l’exposition (pluie battante, vent), de la qualité des briques, et de la mise en œuvre.


Peut-on faire un rejointoyage partiel au lieu de tout refaire ?

Oui, si la dégradation est localisée. Mais si les joints sont globalement friables ou poreux, un partiel devient souvent une solution temporaire, avec un rendu esthétique irrégulier (teinte, texture).


Faut-il demander un permis ou une autorisation en Belgique ?

Le rejointoyage de façade ne nécessite généralement pas de permis d’urbanisme si l’aspect esthétique, la couleur et les matériaux d’origine sont conservés. Cependant, ça dépend de la commune, du type de bâtiment et de ce qui est modifié visuellement (teinte, aspect, rue classée, immeuble protégé). Pour une maison en zone sensible ou classée, il peut y avoir des obligations. En pratique : vérification auprès de l’urbanisme communal avant travaux si doute.


Peut-on hydrofuger une façade après un rejointoyage ?

Oui, parfois c’est pertinent, surtout si la façade est très exposée. Mais l’hydrofuge doit être compatible avec le support, et il faut respecter le temps de séchage/prise du mortier avant application. Dans certains cas, ce n’est pas nécessaire.


Quels sont les risques si on attend trop ?

En général : infiltration plus fréquente, briques qui s’abîment plus vite (gel/dégel), salpêtre/efflorescences, et réparations plus lourdes à terme (remplacement de briques, reprises de maçonnerie).


Le rejointoyage change-t-il la couleur de la façade ?

Il peut modifier l’aspect global, surtout si l’ancien joint était très encrassé ou d’une teinte différente. Le choix de la teinte du mortier et la finition ont un impact visuel important.

 

Un rejointoyage orienté durable

Pour une maison en Belgique, la réfection des joints est un investissement qui combine protection contre l’humidité, résistance au gel et valorisation esthétique. Mais la vraie différence se joue sur la méthode : diagnostic des zones dégradées, respect des joints de dilatation, choix du mortier et du profil, et mise en œuvre soignée. Chez Euronet, l’objectif est d’éviter les “réparations cosmétiques” et de proposer un rejointoyage de façade en Belgique qui tient dans le temps, adapté à votre maçonnerie et à l’exposition de votre bâtiment.

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